dimanche 2 septembre 2007

un poeme

Max Richard, Oflag V A

La lune va promeneuse du rêve.
Aux cieux béants feindre sa plainte brève

Sur les accords du mystère un peu fou
Traîne mes voeux mélancolique lune

Rien que mon coeur et toute ma fortune
Un deux trois quatre — espoir et puis c'est tout

Du givre germe à la vitre nocturne
Songes secrets fleurs de frêle cristal

Dormeurs liés par l'ombre taciturne
Dieux foudroyés par le sort inégal

Le seuil muet des abîmes stellaires
Vous rend pareils ô frères éphémères

Ce cri tout près s'appelle liberté
Ce pas vainqueur demain retour des choses

Car le printemps reviendra et l'été
Et nos jardins auront encor des roses